Sarkozy l'unique monarque

Publié le par Globalisteur

La monachie absolue servie à la sauce républicaine française !

nicolas-roi.jpg« El Pais » se penche, dans un éditorial, sur la nécessité de trahir ses mentors en politique pour parvenir au pouvoir et cite, comme paradigme, le président français qui, selon le quotidien espagnol, a dû trahir « dans tous les sens » pour arriver à ses fins. « Non pas pour le critiquer, écrit l'éditorialiste, mais comme simple observation. » « Un autre Nicolas, Machiavel, situait la trahison comme une vertu politique qui n'a que peu à faire avec la morale ou la haine », souligne le journal de centre -gauche. « Sarkozy est un politique, l'un des plus purs que la politique française et européenne ait donnés depuis des lustres. Avide de pouvoir, il veut changer les choses, même s'il doit changer d'opinion. » Pour l'éditorialiste, le président de la République française a dû ainsi trahir Charles Pasqua pour la mairie de Neuilly, puis Chirac pour « se rapprocher » de son Premier ministre, alors Edouard Balladur, ensuite revenir vers Chirac et le trahir à nouveau « comme le fit ce dernier avec Chaban-Delmas ». Cette démarche a été « avalisée par une majorité d'électeurs et l'a porté jusqu'au trône de l'Elysée, le siège de la monarchie républicaine français », écrit Andrés Ortega. Pour le journal, trahir doit se faire dans la même famille : l'ami, le camarade, le père, le frère. Il ne s'agit pas de passer à l'ennemi. D'ailleurs, note « El Pais », Ségolène Royal a presque plus souffert des siens que de Sarkozy lui-même. Cette réflexion permet à « El Pais » de s'interroger sur la possible succession à la tête du Parti populaire espagnol de Mariano Rajoy si ce dernier ne parvient pas à gagner les prochaines élections générales. « Sans parler de ce qui se passerait au sein du PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol) si Zapatero les perdait ». Au-delà, en Grande-Bretagne, il y a le cas de Gordon Brown, qui « au fond, s'est senti trahi par Blair ». Car ce fut lui qui « fut l'artisan politique et intellectuel du nouveau parti travailliste ». Et aujourd'hui Gordon Brown, pour le réinventer, va devoir se trahir lui-même. De même en Israël, Tzipi Livni doit se battre contre son mentor, Ehud Olmert. César n'a-t-il pas d'ailleurs lancé cette phrase : « J'aime la trahison, mais je déteste les traîtres. »

http://www.lesechos.fr/info/analyses/4584158.htm

Les Echos

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