Sarkozy place ses pions à la sécurité intérieure ... et pour sa sécurité !

Publié le par Globalisteur

Encore un proche de Sarkozy : Bernard Squarcini, nommé à la tête de la DST 

pion-fluide.JPGL'addition des pions commence ...

Un proche de Nicolas Sarkozy, Bernard Squarcini, a été nommé en Conseil des ministres directeur de la Direction de la surveillance du territoire (DST), l'un des services de renseignement français.  ( + 1 pion)

Sa nomination sera effective à compter du 16 juillet. 
Son prédécesseur, Pierre de Bousquet de Florian, devient préfet des Hauts-de-Seine. ( + 1 pion)

La nomination de Bernard Squarcini, jusque-là préfet de police exerçant les fonctions de préfet des Bouches-du-Rhône, devrait favoriser à terme la création d'un nouveau pôle du renseignement et de l'antiterrorisme.

Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a assuré que les nominations actuelles à la tête de l'institution policière ne lui étaient pas imposées par l'Elysée et s'effectuaient selon des critères de compétence.

13122006152049jeu-echecs.jpgMais le chef de l'Etat continue de fait à placer ses proches aux postes sensibles.

Frédéric Péchenard ( + 1 pion), l'un de ses amis d'enfance, a été nommé le 23 mai directeur général de la police nationale tandis que Michel Gaudin ( + 1 pion), un autre fidèle, prenait la tête de la préfecture de police de Paris.

Le conseil des ministres du 20 juin a décidé d'ouvrir le chantier de "la fusion des services de renseignement", notamment la Direction centrale des renseignements généraux, les "RG" et la DST (Direction de la surveillance du territoire).

Ces deux services ont emménagé dans le courant du mois dans des locaux communs, rue de Villiers à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) et doivent y être rejoints par la sous-direction de l'antiterrorisme (SDAT) de la police judiciaire.

Ce rapprochement marque une étape historique dans les relations entre ces services, souvent rivaux, que Nicolas Sarkozy souhaite voir fusionner dans un souci d'efficacité et d'économies.

Le chef de l'Etat prônait déjà cette fusion lorsqu'il avait pris en main l'Intérieur en 2002 mais l'ancien président Jacques Chirac s'y était opposé.

Michèle Alliot-Marie a exprimé pour sa part le 9 juin de fortes réserves sur ce projet, estimant qu'un rapprochement géographique était suffisant. "L'idée d'une fusion me paraît pour le moins prématurée", déclarait-elle.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-31447817@7-37,0.html

Publié dans Abus de pouvoir

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